& si je suis heureuse comme ça finalement . . .

  & si je suis heureuse comme ça finalement . . .
On verra bien sur le moment ... Des étoiles dans les yeux ;
les fossettes qui se creusent sur les joues roses de plaisir .
Une pyramide de bouteilles de bière ; un courant d'air &
tout se casse la gueule . L'écart se creuse entre nous & tu
sais on s'en fout . On s'en fout & les larmes couleront un
jour ; tu briseras son coeur de poupée de porcelaine .
Diamants dans ses yeux . Un cri . & le silence . . .


Crève la gueule ouverte dans le caniveau , je m'en fous , moi je garderai juste au creux de moi la poussière que j'ai vu perler au coin de ton oeil fragile . Accrochée à une bouteille de vodka , le coeur au bord des lèvres , tu vois tomber au fond du puits des histoires perdues tes dernières illusions . Crève . Vis . Baise . Chiale . Souris . Sois heureuse , malheureuse , impuissante , vexée , déprimée , dépressive , droguée , bourre toi de pilules pour dormir , & de vitamines pour rester éveillée . Et puis simule un orgasme derrière des poubelles , dans des chiottes insalubres , dans un grenier , dans une piscine ou sur un toit . Regrette , crache sur les gens , sur leur bonheur et sur ta pitoyable existence . Pense que t'es une salope , pétasse , biatch , teupu , conasse , femme de petite vertu , pauvre meuf , profiteuse , sans âme & sans avenir . Fume une clope dont t'avais pas envie , jette un oeil sur la bouteille vide sur la table , le cendrier plein & le mec à côté de toi . Un étau te serre le crâne , l'estomac retourné & du noir sur les joues , tu vois dans les volutes de fumée les prémices d'un amour s'envoler . Crève , je m'en fous .

# Online seit Sonntag, 20. April, 2008 um 10:10

Geändert am Dienstag, 03. Juni, 2008 um 10:33

My freestyle .

My freestyle .


DUB INC' , on a pris cher ce jour là ( surtout moO' ) , mais on a tous keaffé , chacun à sa manière. Y'en avait qu'étaient jaunes , d'autres émerveillés comme des gamins , d'autres qui dansaient chelous , d'autres qu'ont passé la soirée aux chiottes , certains qui gueulaient , d'autres qui poussaient , mais surtout on était là tout devant en train d'keaffer. On était présents pour l'after aussi , allez hop photo ! & le Mac Do surtout, et on oubliera pas Alexandre Dumas . (L)





# Online seit Dienstag, 15. April, 2008 um 03:09

Geändert am Sonntag, 20. April, 2008 um 16:26

Dis moi . Photo changeante .

Dis moi . Photo changeante .
si j'dois partir ou pas . . . Avec dans la tête les relents d'une défonce, j'écris . . Mon clavier tourne, mes doigts vont trop vite pour mes yeux ; je pars en arrière , tombe , me relève , me marre comme une conne . Je parle , je saoule les gens , de toute façon ils me saoulent aussi , avec leurs préjugés , leurs gueules de cons et leurs principes . Car je suis fou de toi , quand tu n'm'appartiens pas . Quand tes yeux sont si loins des miens ; que ton regard ne m'atteint plus . Regarde ce feu dans mon âme . La fièvre dans mes yeux . La flamme dans mon ventre . Des cendres .















<< Les préservatifs machin: plus rien
ne t'empêche d'être une salope. >>

# Online seit Montag, 14. April, 2008 um 08:25

Geändert am Montag, 21. April, 2008 um 17:39

Just the two of us . . .

Just the two of us . . .
I see the crystal raindrops fall and see the beauty of it all. Is when the sun comes shining through To make those rainbows in my mind , whhen I think of you sometimes, I want to spend some time with you . . . Just the two of us, we can make it if we try , just the two of us , just the two of us . . . Building castles in the sky , just the two of us . . . You and I [ . . . ] I hear the crystal raindrops fall on the window down the hall and it becomes the morning dew . Darling, when the morning comes and I see the morning sun I want to be the one with you

# Online seit Samstag, 12. April, 2008 um 06:19

Geändert am Sonntag, 18. Mai, 2008 um 05:17

Eté 1995 .

Eté 1995 .
Un certain sourire . <3

J'ai la chance d'avoir eu une enfance heureuse , avec cette innocence qui nous enveloppait à cette époque là . La magie de l'enfance , quand on croit innocemment que le futur sera rempli de bonheurs aussi pleins et vrais qu'à l'instant présent . Cette période où mon père était encore notre héros . Ma soeur & moi passions des heures ensemble , à jouer dans la piscine , dans la neige, sur des balançoires, au tourniquet. On décorait le sapin , on se maquillait & on se déguisait . On voulait être grandes alors on mettait les chaussures à talons qui trainaient dans l'entrée , on voulait avoir de la poitrine comme maman , alors on essayait ses soutiens-gorge en mettant un bordel monstre dans son armoire . On a eu un petit frère et puis on a grandi. On a passé du temps avec nos cousins , on a appris à nager , à compter , à faire du vélo sans les petites roues , à faire du roller , à jouer au badminton . On a joué au Monopoly et on s'est balancé le jeu à la figure des centaines de fois. On a joué à la bataille corse , au pouilleux, on a eu notre première chaîne hi-fi , notre premier baladeur cd , notre premier dvd et notre ipod. On a grandi . Et on s'est éloignées de notre père , on a perdu notre innocence au fil du temps . Notre sourire est resté pourtant , mais il ne sera jamais le même que celui qu'on avait gamines .

# Online seit Mittwoch, 09. April, 2008 um 06:39

Geändert am Sonntag, 18. Mai, 2008 um 05:16

I wanna be the one with you (8)

I wanna be the one with you (8)
Elle part. Elle avance dans la rue déserte, d'un pas lourd & hésitant. Elle part avec pour tout bagage ses espoirs et ses doutes. Elle part le visage baigné de larmes, qui tombent, amères, sur le bitume. Et elle avance seule. Ce soir elle s'enfuit. Elle fuit son passé et sa vie. Cette vie qu'elle a toujours regarder défiler comme un mauvais film dont elle était l'actrice , et pas même l'actrice principale. Elle veut s'échapper de cette atmosphère qui l'étouffait chaque jour un peu plus. Comme un étau qui se resserrait sur sa gorge. Elle part avec ses kilos en trop qui faisaient dire à son père qu'elle n'était qu'une grosse vache. Elle part et laisse derrière elle les insultes, les coups et les nuits pleines d'angoisse. La peur lui noue l'estomac et la prend aux tripes, elle fume une cigarette dont elle n'avait pas envie , et elle marche. Décidée à présent. " C'est aujourd'hui que je nais" . Ses pensées, confuses , virevoltent et imaginent un ailleurs. Quelque part où elle vivrait, enfin . Mais dans ce monde conditionné, qui n'est basé que sur le principe "Sois belle et tais toi", qui pourrait bien vouloir d'elle? Elle, Angèle , fille de charcutier, quinze bons kilos en trop et grande gueule en plus de ça. Les sanglots secouent son corps déjà tremblant de froid. Elle traverse le pont surplombant la nationale. S'arrête au milieu. Rallume une cigarette. La savoure, la fume jusqu'au filtre, en soufflant la fumée par le nez. Avant de sauter , elle a accroché une feuille de papier à la balustrade. " C'est
aujourd'hui que je nais" .___________________________




Ce récit est une fiction .

# Online seit Montag, 07. April, 2008 um 02:39

Geändert am Sonntag, 18. Mai, 2008 um 05:16

Contre l'amour qu'on prend qu'on tient et qu'on enterre (8)


Tu me manques, je sais même plus combien
J'ai jamais su compter si loin.


On se connaissait par coeur . Avant . Chacun aurait pu anticiper les gestes , les paroles de l`autre . On se connaissait par coeur & on aimait ça . Ca nous apportait une sorte de sécurité étrange. On plongeait dans une douce torpeur, & tout à coup on était pris d`un fou-rire incontrolable que personne ne pouvait comprendre. On s'allongeait , on regardait les étoiles en écoutant du Ska & ça suffisait à nous rendre heureux . On buvait de la bière sur un parking & on trainait dans les rues . On grandissait ensemble & ça nous plaisait . Des " Je t'aime " , des paris de gamins , on s'aimait & on nos yeux brillaient . On allait dans une librairie, on croisait cinquante personnes qu'on connaissait & ça nous faisait marrer. Nos sourires complices. Cette complicité qu'on voyait durer toujours. Je nous revois encore allongés ensemble sur le stade , en étoile , nos visages baignant dans une béatitude complète . On se voyait vieillir ensemble , on s'imaginait même se revoir après . . . On se connaissait par coeur , avant .





Contre l'amour qu'on prend qu'on tient et qu'on enterre (8)

# Online seit Donnerstag, 03. April, 2008 um 15:57

Geändert am Dienstag, 03. Juni, 2008 um 13:57